Vélo Tout confort

L’heure juste sur le décalage horaire

Publié par Guy Thibault le 21 avril 2011

Quelques trucs permettent de réduire les désagréments du décalage horaire. Voyons cela de plus près.

Si vos vacances cyclistes sont dans un fuseau horaire différent de celui où vous habitez, vous serez confronté au décalage horaire (en anglais : jet lag). À destination, vos rythmes biologiques ne seront plus synchrones avec les rythmes environnementaux. En effet, l’évolution sur 24 h de votre température corporelle, de votre pression artérielle, de votre fréquence cardiaque de repos, etc., ne sera plus synchrone avec la luminosité et les autres stimulations sensorielles comme les repas, les échanges sociaux, l’exercice physique, le lever et le coucher.

C’est cet asynchronisme entre les fonctions physiologiques et les stimuli qui explique les désagréments personnels bien connus associés au décalage horaire : fatigue, perturbation du sommeil, diminution de la concentration, troubles mineurs de l’humeur, légers malaises gastro-intestinaux et baisse sensible des facultés cognitives (temps de réaction, attention, vigilance).

Selon les recherches, il ne semble pas que le décalage horaire s’accompagne d’une diminution de l’aptitude à faire un exercice aérobie comme de longues randonnées à vélo. Mais pour bien profiter de votre voyage, vous voudrez certainement en réduire les désagréments.

Heureusement, ces derniers sont transitoires. À destination, sous l’effet des signaux environnementaux, les rythmes biologiques vont s’allonger (si le déplacement se fait vers l’ouest) ou se raccourcir (si le déplacement se fait vers l’est) à un rythme d’à peu près une heure par jour. Ainsi, un décalage horaire de 6 h est résorbé après environ six jours. La resynchronisation est sensiblement plus rapide après un déplacement vers l’ouest que vers l’est, car les rythmes biologiques s’allongent plus facilement qu’ils ne se compriment. C’est ce qui explique que la plupart des Québécois ressentent moins le décalage horaire au retour d’Europe qu’à l’aller.

Dans ma prochaine chronique, il sera question des mesures à prendre à l’arrivée à destination pour accélérer la resynchronisation. Voyons d’abord ce que vous pouvez faire avant et pendant le vol.

Avant le départ

• Si possible, planifiez une arrivée à destination au moins deux jours avant la     première sortie cycliste.

• Si cela ne vous semble pas trop contraignant, levez-vous un peu plus tôt (ex. 1 ou 2 heures) trois ou quatre jours avant un départ vers l’est, et un peu plus tard avant un déplacement transméridionnal vers l’ouest.

Pendant le vol

• Veillez à demeurer bien hydraté en buvant beaucoup de liquide, surtout de l’eau, et en évitant de consommer des substances diurétiques (alcool, café).

• Ajustez votre montre à l’heure de la ville de destination dès le début du vol afin de vous préparer psychologiquement à la journée allongée (déplacement vers l’ouest) ou écourtée (déplacement vers l’est) qui vous attend.

• Portez des chaussettes de contention et évitez de porter des souliers ou des vêtements trop serrés.

• Dormez pendant le vol, s’il est de nuit.

Bref, si votre vacance cycliste comprend un déplacement transméridional en avion, vous n’avez pas à vous inquiéter du décalage horaire, car on peut en réduire les effets négatifs à l’aide de quelques trucs simples. De toute manière, ils sont minimes, surtout quand on les compare à ceux d’autres facteurs environnementaux comme la chaleur, l’altitude et la pluie.

Pour en savoir plus

www.fims.org