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Montréal-Boston

Publié par John Fleming le 15 avril 2013

De la magie et de la bonne fatigue!

Comme par magie, tout à coup, mon groupe d’une vingtaine de cyclistes se matérialise dans un stationnement d’hôtel. Ce voyage est quand même planifié depuis longtemps, comme un bon tour de magie.

Déjà sur place avec mon camion de bagages/balai, un sourire et une poignée de main pour chacun, je sens les participants sur l’adrénaline. Les vélos prennent forme à la descente des véhicules, les pompes s’actionnent et les pneus durcissent. On est prêt à partir, déjà gonflé à bloc, mais la rencontre prédépart s’impose pour fusionner le groupe autour d’un minimum de concepts communiqués pour assurer le bonheur de tous et toutes pendant les six jours qu’on passera ensemble.

Trente minutes plus tard, les présentations d’usage et d’intérêt commun terminées, c’est le départ de Saint-Jean-sur-Richelieu en Montérégie. En perspective, une ballade de plaisir, ou bien un gros défi personnel selon la forme et l’expérience des rouleurs. Une centaine de kilomètres par jour. La verdure du printemps comme toile de fond. Un kaléidoscope de champs, rivières, lacs, vallons et monts est au menu du jour. Pas de vent, chaussée correcte.

Comme à chaque voyage, le guide en moi passe un moment d’incertitude en début de voyage. Est-ce que les voyageurs sont bien en confiance? L’itinéraire sera-t-il suivi? Les centaines d’heures investies à concevoir le voyage et à le parfaire, sur la route et au bureau, produiront-elles l’effet « libre comme l’air » promis par le slogan de Vélo-Québec Voyages?

Faut que j’y voie!

Tranquillement, je pèse sur l’accélérateur du camion et je remonte la file de cyclistes, sachant qu’après quelques jours d’observation sur la route je reconnaîtrai mes nouveaux amis aussi bien de dos que de face. Mes documents du parcours sont étalés et ancrés sur le tableau de bord à ma façon et mon vieux GPS est au boulot – je me sens bien. Le groupe va bien.


On passe Farnham, Bromont, le lac Brôme. Pas de vent en face. Le soleil ne tape pas. L’arrivée à l’Auberge Knowlton se fait en douceur. Une bonne douche pour tout le monde, la bière et les « chips » suivis d’un souper copieux et goûteux. C’est rassurant de se retrouver entre nous chaleureux et rieurs avec une bonne journée de mise en jambes dans le corps.

Car, du Jour 2 au Jour 5, cela devient du sérieux, quasiment en ligne droite de Knowlton à Boston, où la cote 4+ (très vallonné et montagneux, exigeant des efforts importants et répétés) prend tout son sens.

Mais que de paysages et de chaussée de velours en récompense! Et très souvent la route sinueuse et rapide suit sa rivière pleine de rapides elle aussi.

Arrivée à Montpelier le Jour 2. Cette ville rustique, capitale du Vermont, se découvre bien et permet de se délier les jambes avant d’opter pour l’un des nombreux restaurants offrant des bières locales au goût de tous.

Déjà le Jour 3, un groupe formé de rouleurs sérieux se détache, contrastant avec les d’autres qui préfèrent leur indépendance. Ce groupe est souvent mené par une Suisse d’origine, habituée à grimper dans le Jura de son pays natal. Elle se fait respecter, mine de rien, par sa technique efficace, entre autres dans les Green Mountains, dans le secteur du gros centre de ski Killington.

Le Jour 4 est exigeant avec une distance de 146 km, une journée comme je les aime avec de grosses montées et des descentes rapides. Je sors mon vélo du camion en haut du col avant Londonderry pour aller à la rencontre du groupe montant. Un fou rire de joie totale me prend à 65 km/h, pour un instant seulement, car je suis en devoir et le guide n’a pas le droit aux écarts (… pas trop souvent!).

Un peu plus tard dans la matinée, je fais la rencontre d’un certain Steve en ultra forme, dans un dépanneur perdu en forêt. J’étais attiré par son beau Cervélo. Le temps d’une jasette, on s’est quitté, complice dans notre admiration de sa machine de triathlon, pas tout à fait adaptée à la grimpe de montagne. Curieux ce Steve, mais oui, oui, ça devait être Steve Bauer, champion cycliste canadien il y a un couple de décennies. Dans la soirée, une recherche sur Google confirme mon intuition.

Le lendemain, on passe de Keene, New Hampshire au Massachusetts, de la montagne au plat. La belle ville de Lowell nous reçoit dans ses résidences étudiantes genre Marriott. On y a très bien mangé dans un bistrot de qualité.

L’entrée à Boston, Jour 6, est caractérisée par la densification qu’on attend des grosses villes, mais l’itinéraire nous fait éviter les gros boulevards jusqu’à Harvard Square. Nous arrivons tout juste pour la célébration de la collation des diplômes de cette université de réputation, et nos beaux rouleurs se font un plaisir de poser avec de belles diplômées en costume d’apparat, tout sourire.

Le rêve du guide est réalisé : pas de chute, groupe heureux, retour à Saint-Jean en autobus sans histoire. De la bonne fatigue, quoi!


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